Lettre pour Benoît Delépine
Lettre ouverte de Laurence Girard à Benoît Delépine
“Vas y, sauve un texte magnifique”
3 février 2019,
Bonjour Benoît Delépine,
ça fait un paquet de temps que je tente de pouvoir vous parler en direct, sans intermédiaire, sauf que je n'y arrive pas. Sans faire d' " Eléphantiasis " , sans qu'aucune de mes chevilles ne gonfle, je suis la fille de mon père. ( c'est pas mal quand même ). Or voilà, mon père, Georges Arnaud ( auteur du Salaire de la peur ) est mort en 1987. Il a laissé quelques oeuvres connues et d'autres moins connues. Mais son plus bel opus est, apparament, destiné à tomber dans l'oubli. Or, je ne m'y resouds pas. Ce texte, il l'a écrit alors qu'il était en prison pour " parricide, assassinat et meurtre "; procès dont il a été acquitté en 43. Il me semble que pour que ce texte, qui est juste un cri, une colère, une haine et un desespoir, ne tombe pas aux oubliettes de la littérature, vous seul pourriez penser à en faire quelque chose. Je ne sais pas quoi, j'aimerais savoir où je pourrais vous faire parvenir ce petit livre qui me semble être un petit chef-d'oeuvre. Très amicalement, Laurence Girard
Auteur: Laurence Girard
Lettre pour Benoît Delépine. Lettre 4.
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