Lettre pour Robert Ménard

Lettre ouverte de Gilbert SOULET à Robert Ménard
“Les Bancs Publics et Georges BRASSENS”

8 avril 2020,

Bonjour M.Robert Ménard,
Je suis un Pertuisien aujourd'hui; Mais j'ai habité Béziers de 1947 à 1962, chez mes parents commerçants au n°38 avenue Colonel d'Ornano.
J'ai toujours la nostalgie du Pays, du Faubourg et des Allées Pierre-Paul RIQUET !
Je n'ai pas du tout compris et encore moins apprécié le fait que vous ayez fait démonter les bancs publics. Et, comme Sète n'est pas trop de Béziers, je vous invite à écouter Georges BRASSENS et Les Bancs Publics ce 8 avril 2020 : https://www.youtube.com/watch?v=eztSYUFUe8I
Gilbert SOULET, né à Fontès-34 le 25-11-1939.

Auteur: Gilbert SOULET

Lettre pour Robert Ménard. Lettre 31.

2 commentaires sur cette lettre à Robert Ménard
  1. Bonjour Robert Ménard, Maire de Béziers, Pays de mon enfance et de mon adolescence. Je vous ai écouté ce matin 1er juillet 2021 sur BFM-TV, d'abord avec appréhension, puis avec un vif plaisir. J'ai ainsi retrouvé certains souvenirs comme ceux de 1953 et les inondations qui submergèrent l'école Voltaire, alors "mon" école ! Les 9 écluses de Fonsérane et le canal du Midi... Mes parents tenaient commerce au n°38 de l'Avenue Colonel d'Ornano, angle rue Général Marguerite. Merci pour ce débat avec JJ. Bourdin. Cordialement, Gilbert SOULET aux 81 printemps aujourd'hui à Pertuis en Vaucluse :

    https://photos.google.com/share/AF1QipNOz0N7-lzlnkk-sXnX9_q4H3EnnV7WBN4SLrKZubpCWf2ONyzvG8k61aoii7Vz3g?key=MlNKZ0JmRVpFY0lFclBxM0FhS0tKbHh4VnFyY3VR

    Il y a 4 ans, par Gilbert Soulet
  2. Bonjour Robert Ménard,

    Bonjour Monsieur Ménard et Bonne et Heureuse année 2025 pour vous, Madame, votre Famille et vos Amis
    Je vous ai, à nouveau, écouté et entendu, ce matin à 8h10 sur Cnews.

    Il ne me serait pas désagréable de vivre à Béziers, comme dès 1947 et à 1962 à Béziers, au n°38 de l'Avenue Colonel d'Ornano où mes parents étaient commerçants en alimentation.

    J'ai encore quelques cousins du côté de la Citadelle...et des amis.

    Très cordialement

    Gilbert SOULET
    Cadre Honoraire SNCF
    Les Pins n°96, rue Gustave lançon
    84120 PERTUIS

    Ci-joint :

    -------- Message transféré --------
    Sujet : V1 - La révérence du vieux soldat
    Date : Wed, 8 Jan 2025 17:52:53 +0100
    De : Gilbert SOULET
    Pour : castano jose
    Copie à : Députée Catherine RIMBERT Vaucluse


    Monsieur José CASTANO

    Votre billet est magnifique de plume, comme à l'accoutumée; Son contenu est captivant !

    Je vous souhaite une bonne et heureuse année en famille et avec vos Amis.

    Même si je n'ai pas partagé les idées de JMLP, Chapeau !

    Gilbert SOULET

    Cadre Honoraire SNCF

    Les Pins n°96, rue Gustave Lançon

    84120 PERTUIS


    -------- Message transféré --------
    Sujet : V1 - La révérence du vieux soldat
    Date : Wed, 8 Jan 2025 17:20:07 +0100
    De : castano jose


    Mardi 7 janvier 2025, à 12h, Jean-Marie LE PEN a tiré sa révérence. Le vieux soldat s’en est allé rejoindre les étoiles. Une étoile qui scintille est signe d’une vie ; une étoile qui s’éteint est signe de fin d’un destin, de fin d’une

    période et le début d’une autre. Mais les vieux soldats ne meurent jamais, ils disparaissent simplement et JMLP ne mourra jamais tant que son souvenir sera présent dans nos cœurs.

    JC


    La révérence du vieux soldat


    « La véritable grandeur d’un homme ne se mesure pas à des moments où il est à son aise, mais lorsqu’il traverse une période de controverses et de défis » (Martin Luther King)


    De son vivant, Jean-Marie Le Pen aura été l’homme politique qui aura le plus suscité de controverses. Que n’a-t-on dit et écrit durant ces 70 années sur ce personnage charismatique hors du commun ? Patriote pour les uns, raciste et antisémite pour les autres, JMLP aura connu autant d’honneurs que de déboires, d’admiration que de rejets…

    Né le 20 juin 1928, il est âgé de 11 ans, en 1939, quand la guerre éclate. En novembre 1944, à 16 ans, il demande au colonel Henri de La Vaissière (alias Valin) à s’engager dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI), mais celui-ci refuse en ces termes : « Désormais, ordre est donné de s'assurer que nos volontaires ont bien 18 ans révolus. Tu es pupille de la nation : songe à ta mère ! ».

    En 1954 il s’engage pour l’Indochine au sein d’une prestigieuse unité de légion : Le 1er Bataillon Étranger de Parachutistes où il sert comme sous-lieutenant.

    Le 2 janvier 1956 il est élu, à l’âge de 27 ans, député dans la 1ère circonscription de la Seine.

    En septembre 1956, fidèle à ses convictions « Algérie française », il troquera son costume de député pour une tenue « léopard » et rejoindra, en Algérie, son ancienne unité –reconstituée sous l’appellation de 1er Régiment Étranger de Parachutistes (1)- fleuron de l’armée française où il évoluera comme officier de renseignements avec le grade de lieutenant. Avec son unité il participera, le 5 novembre 1956, au débarquement à Port-Fouad (à l’Est du Canal de Suez) puis, de janvier à octobre 1957, à la « bataille d’Alger » dans le but d’éradiquer le terrorisme qui ensanglantait la ville. Le général Massu le décorera de la Croix de la valeur militaire.

    Profondément marqué par ces conflits, il épousera la cause israélienne alors que de Gaulle, son adversaire politique, condamnera, lui, l'ouverture des hostilités par Israël lors de la guerre des Six Jours. Dans sa conférence de presse du 27 novembre 1967, de Gaulle ira jusqu’à traiter Israël de « peuple sûr de lui et dominateur », provoquant ainsi une véritable levée de boucliers en France et à l’étranger.

    De cet engagement, JMLP gardera toujours des amitiés juives et éditera (bien avant la création du FN) un disque de propagande sioniste dont Golda Meir dira qu’il avait contribué à « resserrer les liens entre la France et Israël ».

    Parmi ses plus proches collaborateurs figuraient un ami d’Ariel Sharon et un ancien membre de l’Irgoun.

    En 1986, alors que les médias français et la « bien-pensance » entreprenaient leur œuvre de « diabolisation » à son endroit, l’hebdomadaire Tribune juive lui décernait un certificat de non-antisémitisme. En 1987, il fut reçu à New York par les représentants des organisations sionistes américaines qui se levèrent pour l’applaudir, y compris Netanyahou. A cette époque, il préparait une rencontre en Israël avec Ariel Sharon.

    Et pendant que JMLP marquait sa solidarité avec le peuple juif, les mauvais génies s’activaient dans l’ombre en essayant sans cesse -à coups de sentences démagogiques et d’accusations fallacieuses d'antisémitisme- d’annihiler son action.

    Pour s’en dédouaner, JMLP –désormais président du Front National- créa le 1er octobre 1986 un Comité National des Français Juifs (CNFJ), association regroupant médecins, intellectuels et personnalités diverses, dirigée par un océanographe retraité habitant Monaco, Jean-Charles Bloch, avec l'aide du docteur Wolf et de Robert Hemmerdinger. Ce dernier, ancien résistant puis affecté à la recherche des criminels de guerre nazis, participa également à la guerre d’Indochine puis d’Algérie et combattit dans les rangs de l’OAS pour la sauvegarde de l’Algérie française. Il était Commandeur de la Légion d'honneur.

    Français juif et patriote, ayant perdu en déportation plusieurs membres de sa famille, JC Bloch déclarera :

    « C’est une imposture de vouloir confondre toute personne concernée par le problème de l’immigration maghrébine avec un raciste, donc un antisémite. Je n’arrive pas à établir une relation entre le massacre délibéré et systématique par les nazis des populations juives de l’Europe occupée, et le refus de JM Le Pen de voir s’installer aujourd’hui en France une marée maghrébine prolifique et difficilement assimilable, qui va à court terme bouleverser tous les équilibres de la nation. » Et M. Bloch de remercier Jean Marie Le Pen d’être « le seul chef de parti politique français à demander la fermeture du bureau de l’OLP ».

    C’était l’opposé même des « censeurs de gauche » en totale contradiction avec eux-mêmes, quand ils dénonçaient d’un côté le moindre soupçon d’antisémitisme et cédaient de l’autre sans complexe à « leur goût immodéré et sans cesse affirmé pour la cause palestinienne ». Quarante ans après, rien n’a changé sur ce point et cette déclaration de JC Bloch demeure toujours d’actualité...

    Puis vint le 13 septembre 1987 et le coup de tonnerre… Le tsunami politique de JMLP !

    Au « Grand Jury RTL-Le Monde », il déclara à brûle-pourpoint à propos des chambres à gaz utilisées par les nazis : « Je n'ai pas étudié spécialement la question, mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la deuxième Guerre mondiale ». A cet instant, les « censeurs » tapis dans l’ombre qui appelaient de leurs vœux la « phrase ou le mot assassin » laissèrent exploser leur joie. La bombe venait d’exploser sous les pieds de JMLP !

    Lorrain de Saint Affrique, conseiller en communication de JMLP dira que celui-ci regrettera ses propos en privé immédiatement après l’entretien. Seulement le mal était fait et entraînera sur le champ, dans une violence inouïe, la réprobation de la quasi-totalité de la classe politico-médiatique, rendant actuelle cette célèbre saillie de Fouquier-Tinville : « Donnez-moi une phrase de n’importe qui, et je me charge de le faire pendre ! ».

    C’est à partir de ce jour funeste et de ce mot honni que JMLP sera médiatiquement lynché et isolé à perpétuité dans le « couloir de la mort » du « politiquement correct » que Beaumarchais stigmatisait en ces termes : « Les réputations sont faites par des gredins et exploitées par des sots ».

    Abasourdi, assommé par l’ampleur des cris d’orfraie qui inondaient ondes et quotidiens et par la haine qui s’en dégageait, le « Menhir » décida de redresser la tête et de répliquer. S’engagea alors un combat sans merci, âpre, farouche, sans la moindre concession contre « l’establishment ». Puisqu’on lui déclare la guerre, il relèvera le gant ! Fini les bonnes intentions ! Il deviendra, pour la circonstance, « sauvage », « polémiste », « provocateur » contre ceux qui cherchent à le trucider et contre ces mêmes associations juives qui, négligeant le péril que représentait pour eux le terrorisme islamiste (2), faisaient désormais de JMLP leur « ennemi n°1 ». Cette blessure ne se cicatrisera jamais !

    Se taire, se terrer, faire amende honorable ? Jamais ! Tendre l’autre joue en signe de contrition ? Pour toute autre personne que lui, cela aurait été possible : pas pour JMLP ! Son orgueil aidant, il ne supporte pas d'être bafoué, humilié, méprisé, blessé. Accepter l'offense sans se défendre au nom d'un amour passé, cela dépasse ce dont il est capable. Le Breton est pugnace, coriace, bagarreur… teigneux quand on l’accule dans ses derniers retranchements. C’est un ancien légionnaire parachutiste, guerrier dans l’âme ; alors, il rendra coup pour coup !

    C’est ainsi que, pour le plus grand bonheur du journaliste Jean-Jacques Bourdin, bavant et piaffant d’impatience dans l’attente de la petite phrase scandaleuse bien juteuse qui le propulserait aux nues de la gloire médiatique, JMLP réitéra, le 2 avril 2015, son mot assassin qui provoqua une nouvelle levée de boucliers et une citation par le parquet à comparaître…

    « L’ânerie humaine » professait Montaigne « est la source des pires catastrophes… mais aussi une mine d’or inépuisable pour qui sait l’exploiter ».

    On s’est toujours posé la question de savoir si cette phrase –prononcée « trop facilement »- exprimait une véritable hostilité, ou si elle était dite surtout pour attirer l’attention. La réponse se trouve probablement dans cette confidence de JMLP au journaliste de confession juive, Serge Moati : « Un Front national gentil n’intéresserait personne »… d’où l’âpreté de ses réparties.

    Le 31 janvier 1995, lors du cinquantième anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, il se recueillera en ces lieux chargés d’histoire et, en reconnaissant la réalité du génocide des juifs et des horreurs des camps d’extermination, exprimera ses regrets pour avoir blessé le peuple juif lors de sa précédente déclaration. Mais dans toute cette abomination, parmi toutes celles qui ont ébranlé la planète lors du dernier conflit, la question du « détail » sur l’emploi des chambres à gaz demeurera à jamais aux yeux des moralistes -que Philippe Bouvard stigmatisait dans « Mille et une pensées » : « Le propre du moraliste est de tenir pour immorales les saletés qu’il a toujours rêvé de faire »- le mot assassin dans lequel s’était caché le diable… et c’est Lucifer en personne qui se plut à apporter sa note démoniaque dans la démesure des réactions malveillantes.

    Le 30 juin 2019, âgé de 90 ans, JMLP fit ses adieux au Parlement européen où il avait siégé durant 35 ans. Dans une mise en garde, il adjura les députés de réagir face au « phénomène migratoire géant que représente la croissance démographique qui menace de submerger le continent boréal dont fait partie l'Europe (sic) ». Et d’exhaler la plainte de son âme torturée en fustigeant ses pairs dans un ultime Credo : « Députés, qui êtes restés aveugles, sourds et muets, la postérité vous maudira ! ».

    Dans un point presse, quelques minutes avant son intervention, il avait déclaré voir dans l'incendie de Notre-Dame de Paris « un signe des menaces qui pèsent sur la France » (3).

    José CASTANO

    (Reproduction autorisée)



    « Ce discours que vous venez d'entendre est mon testament de mort. Je l'ai vu aujourd'hui, la ligue des méchants est tellement forte, que je ne puis espérer de lui échapper. Je succombe sans regret ; je vous laisse ma mémoire, elle vous sera chère et vous la défendrez » (Maximilien Robespierre)


    (1) Le 1er REP fut dissout par de Gaulle au lendemain du putsch d’avril 1961 et ses cadres (dont le Commandant Hélie Denoix de Saint Marc), furent incarcérés.


    (2) Un an auparavant, le 17 septembre 1986, le Hezbollah commit une série d’attentats à la bombe en France : 10 attaques entraînèrent la mort de 14 personnes et en blessèrent 300 autres, notamment rue de Rennes à Paris, devant le magasin Tati, faisant 7 morts et 55 blessés.


    (3) Dans son ouvrage « Faites vous-même votre malheur », l’écrivain philosophe Paul Watzlawick soutenait que « La prédiction d’un événement a pour résultat de faire arriver ce qu’elle a prédit »


    Jean Marie Le Pen nous avait déjà prévenus en 1989. Qui l’écoutait alors ?…

    https://youtu.be/2ShxCuidsbk?si=brIF7nZNicIOcQql


    Lieutenant Jean-Marie Le Pen décoré de la Croix de la valeur militaire par le général Massu à Alger, mars 1957

    Toute citation comportant l'attribution de la Croix de la Valeur Militaire est considérée comme un titre de guerre

    Il y a 1 an, par Gilbert Soulet


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