Lettre pour Robert Ménard

Lettre ouverte de Rottier Benoît à Robert Ménard
“ESSAI : sauvons la FRANCE malgré les Français”

14 décembre 2025,

Bonjour Robert Ménard,

Je suis un sympathisant et fervent de vos positions sans langue de bois au sujet des dérives multiples des comportements du personnnel politique et même des médias qui n'hésitent pas à en remettre une "couche".
Je suis très attristé par l'évolution et le déclin de la situation en FRANCE.
En Mars 2025 , j'avais écris un "essai" qui s'intitulait "sauvons la FRANCE malgré les Français"! Je vous l'envoie en confiance et en sachant que vous êtes digne d'être mon meilleur porte-parole.

Sauvons la France malgré les Français
Bonjour à tous,
Je suis un expatrié à la retraite qui réside dans le sud de la France comme beaucoup de mes compatriotes Belges. Amoureux de ce pays , j’y passait mes vacances en visitant toutes les régions du Nord au Sud et d’Ouest en Est en toutes saisons , parcourant cette ruralité inégalable aux détours de chemins se faufilant à travers bois , champs et coteaux de vignobles abritant châteaux, gentilhommières ou gîtes, prêts à accueillir les hôtes de passage avec bienveillance. Après une vingtaine d’années à barouder dans l’hexagone, nous n’étions plus considérés comme des touristes que l’on voulait traire, mais plutôt comme des invités respectés et respectueux des terroirs et leurs gastronomies locales que les artisans et les restaurateurs nous suggéraient avec fierté. Pas de doutes, la France est et reste le plus beau pays du monde, fier de ses richesses culturelles accumulées au fil des siècles depuis l’avènement de CLOVIS 1 , sacré en l’an 481.
Comme tous les Français, nous avons assisté impuissant au déclin de cette harmonie nationale « au bon vivre » ,troublée par la succession d’élections où le sens de l’état incarné par le Général De Gaule, balloté de gauche à droite et de droite à gauche s’est égaré dans les jeux de pouvoirs d’un paysage politique de plus en plus fragmenté .Chacun n’y voit plus que son intérêt personnel plutôt que se demander ce qui est bon pour le pays en favorisant l’émergence de partis de l’extrême à la recherche de sensations sans fondement, de phrase assassines assourdissantes de bêtises , innovant des promesses impossibles afin de séduire un électorat de « losers » vivant au crochet de l’ETAT ou de « justiciers » à la recherche d’un nettoyage de la société pour la rendre plus blanc que blanc .Les Français sont devenus les otages d’une surenchère électorale menée par tous les « cadors » politiques à la recherche de la lumière des projecteurs alimentés par des médias qui se font les choux gras en entretenant volontairement la polémique sous couvert de la liberté d’expression et du droit à l’information avec la complicité de pseudo stars « surpayées » recherchant à affoler l’audimat .Cette incitation au voyeurisme stérile et à la violence des commentaires sur les réseaux sociaux participe à miner peu à peu l’unité du pays.
Depuis une trentaine d’années, les responsables politiques ont installé le peuple français dans des catégories d’électorats ressemblant plus à des fonds de commerce en faisant la promotion d’avantages sociaux pour les uns ou d’avantages fiscaux pour les autres et tout cela ,en travaillant moins et en vivant plus vieux .
Aujourd’hui, le « mur des lamentations »se profile et la continuité de cette gouvernance chimérique du pays promettant du rêve , se heurte à une réalité économique et géopolitique qui la renvoie aux réalités d’un monde « oublié » pour beaucoup de Français.
Comme tout « choc » face aux difficultés dont on veut fuir la responsabilité , il y a tout d’abord la colère ,puis le déni et enfin l’acceptation de la situation. A ce jour, cette dernière étape n’est pas encore franchie et les déclarations « hors sol » des uns et des autres semblent encore avoir de beaux jours.
Dès lors , je fais appel à la majorité silencieuse qui se replie sur elle-même sous le poids des contraintes normatives pondues par une administration obèse plutôt soucieuse de préserver son existence et ses acquis sociaux que de rendre service à la collectivité.
Cette majorité silencieuse qui découragée par le manque criant de résultat de la classe politique fragmentée, ne veut plus aller aux urnes pour voter entre la peste et le choléra Ce découragement est une réalité profonde et entretient une abstention importante que la classe politique évite en ne voulant pas rendre le vote obligatoire de peur de faire basculer les équilibres précaires du pouvoir. Cette majorité silencieuse qui se lève tôt pour aller travailler, conduire les enfants à l’école , faire ses courses ménagères , rêver d’être propriétaire de son logement ,elle n’a pas le temps d’aller manifester pour casser du mobilier urbain et prodiguer des incivilités.
Agressée quotidiennement par des voyous, cette majorité silencieuse n’ose plus s’adresser à une justice défaillante, abrutie par un code incohérent inadapté à la réalité, sous équipée avec une magistrature impuissante ne devant trouver son salut que dans une fuite en avant au travers d’un laxisme indécent ,incitant au sentiment d’impunité avec une police qui arrête les délinquants et des tribunaux qui les libèrent.
Alors que faire ?
Commencer par changer de mentalité et en finir avec le BLABLA : cela veut dire quoi en fait ?
• Le collectif doit prendre le pas sur l’individuel
• La qualité doit primer sur la quantité
• Un passé glorieux n’est pas une raison de continuer à vivre au passé . Il faut en finir avec les dépenses de prestige et les commémorations.
• Exemplarité : supprimer tous les avantages « matériels » des anciens présidents et anciens premier ministres et revoir les rémunérations et avantages des « élus » à la chambre et au sénat. Interdire les cumuls de mandats.
• Tout le monde doit être mis à contribution du fonctionnement de l’Etat et à la création des richesses à distribuer .On ne dépense pas plus que ce que l’on gagne !
• Il faut plus agir et décider dans l’anticipation plutôt que la réaction avec un temps de retard.
• Mettre à l’honneur les « winners » et secouer les « losers » en louant le goût de l’effort et en communiquant sur les succès et les vrais progrès accomplis.
• D’abord , faire respecter les lois existantes avant d’en créer de nouvelles.
• Encourager le travail et faire en sorte que le travail paie
• En finir avec l’assistanat structurel de tout bord.
• En finir avec l’arrogance et croire que la France est le centre du monde
• Changer le système social trop généreux et propice aux abus et aux fraudes.
• Faire du contrôle, du contrôle et encore du contrôle des dépenses.
• Instaurer un esprit d’entreprenariat et de leadership de projets.
• Réactiver le patriotisme et tuer le chauvinisme
• Prendre exemple sur les succès au changement de société dans les autres pays.
• Instaurer l’obligation de vote pour tuer la sensation de subir la politique.
• En finir avec l’impunité pour la délinquance et les incivilités.
• Résoudre les problèmes à la racine et non continuer à mettre des rustines.
• Arrêter de légiférer et de normaliser.
• Faire un véritable contrat transgénérationnel
• Miser sur la jeunesse et relancer la démographie organique du pays
• Se réarmer et instaurer un service civil ou militaire.
Domaines fondamentaux à traiter :
• Tout le régalien ( protection de l’état et du citoyen)
• L’Educatif de la société civile (civisme ,associations , collectivités)
• Le service public de la santé et du transport
• Redynamiser une administration amorphe
• Freiner l’immigration et arrêter de financer les séjours illégaux des migrants
• L’enseignement de base ( l’enseignement technique et médical )
• Le fonctionnement de l’état ( les agences , les strates de décision, la numérisation)
• Les dépenses sociales (remboursement des médicaments, revoir certaines primes)
• Les dépenses de pension (système de capitalisation et droits en fonction du nombre de trimestrialités)
• La mobilité partagée à titre privé
• La dépendance nationale énergétique
• La dépendance des risques cyber
• L’agriculture (arrêter les normes contraignantes)
• Le traitement des déchets (collecte, stockage et recyclage).
• La simplification administrative
• Les ressources naturelles (eau douce ,mines ,forêt,mer..)
• La démographie
• La répression des fraudes sociales, fiscales et financières
• Les secteurs de la construction et de l’HORECA
• Le secteur de la défense
• Le financement des 1400 agences d’état
• Le financement de la culture
• Les subsides à la coopération

Changer le mode de gouvernance du pays . Un seul but commun à fixer avec des partenaires POLITIQUES et SOCIAUX : sauver la France et retrouver des marges de manœuvre. Pour ce faire , il faut du temps et au moins deux législatures seront nécessaires de même qu’une majorité à la chambre des représentants.
Qui pour incarner la bonne guidance et l’exemplarité nécessaire ?
Un homme d’expérience politique qui ne pratiquera pas le « en même temps » ni « la langue de bois » . Son appartenance politique ne devrait pas être aux extrêmes de l’hémicycle tout en ne pratiquant pas l’« exclusive » de partenariat politique ni les cordons sanitaires par des manœuvres stériles contre nature.
En cas d’absence de majorité ,établir un programme commun sur base de négociations post électorales en utilisant de façon positive le sens du « compromis » guidé par des objectif communs en appui de valeurs fondamentales , durables et non opportunistes électoralement . Le sens de l’ETAT doit primer sur les valeurs partisanes.
Il faut adopter un mode de gouvernance de « gestionnaire responsable » qui allie le sens de la décision, le sens de l’exécution et la création de valeur pour le pays . A chaque décision prise, il faut y associer la bonne séquence de l’exécution, l’utilisation des ressources nécessaires , le planning et en contrôler le retour sur investissement.
Question fondamentale : existe-t-il en France des hommes et/ou femmes politiques , capables de répondre aux motivations suprêmes de la nation plutôt que gaver un électorat fragmenté ?
Comme certains le scandent de manière abusive dans des surenchères électorales hasardeuses, ce n’est pas à la rue de décider du sort du pays à chaque réforme . Les institutions sont là pour cela. Le système démocratique et les institutions sont à revitaliser en imposant l’obligation du droit de vote pour tous afin d’augmenter la participation et la conscience citoyenne . En effet , l’abstention reste la première force politique du pays qui a besoin d’une mobilisation citoyenne en cohérence avec la gouvernance nationale.
La question fondamentale est la suivante : qu’est-ce qu’on veut faire en commun sans mettre en péril les finances et l’unité de la nation? La richesse d’une nation dépend de sa création de valeur contribuée par son peuple .L’état ne fait qu’en assurer la redistribution en fonction des priorités du programme de gouvernement ,en préservant les équilibres sociaux et financiers mais avant de recevoir , il faut contribuer.
Malheureusement , force est de constater qu’une grande partie du peuple français s’est exclu de cette vision collective en poussant un esprit individualiste à l’extrême couplé aux avantages d’un système trop « généreux » d’une démocratie de plus en plus molle qui n’est plus capable de protéger l’espace public ni ses citoyens , entretenue par une gouvernance politique « démissionnaire »qui croit « solutionner » les problèmes en distribuant des cadeaux et des chèques à ceux qui « crient le plus fort » en tenant la majorité silencieuse en otage .
Un gros ! gros examen de conscience est nécessaire pour sauver la France afin de redonner de l’espoir à la jeunesse qui n’y croit plus et du dynamisme dans l’administration existante de l’état qui est un véritable fléau .
En conclusion de ce constat affligeant et au risque de choquer mon pays d’adoption dont l’ attachement sincère m’a poussé à faire cette tentative littéraire à travers un essai reposant principalement sur de l’observation , je terminerais par une image car un dessin est souvent plus clair qu’un long discours :
La France ressemble à un bateau, pris en pleine tempête sous des vents contraires à la recherche d’un véritable capitaine dont on ne discute pas les ordres avec un équipage responsable d’amener le paquebot France à bon port .
La croisière ne s’amuse plus ,le navire prend l’eau et l’heure n’est plus aux caprices des passagers ( le peuple de France) qui doit comprendre qu’il faut faire des efforts pour alléger la carène et retrouver le bon cap. Ce n’est pas aux passagers de donner des directives au capitaine pour mieux affronter une vague déferlante ( ici, celle de la réalité) de face . Cela va secouer , il y aura des pertes et il faut être prêt à se mouiller .Le bon capitaine existe mais les passagers n’en veulent pas ….pour l’instant !
Attention cependant à l’inaction politique et au déni des Français car le GLOU !GLOU !du bateau qui s’enfonce pourrait très vite remplacer le BLA !BLA !des dirigeants de ce pays en mal d’unité et de courage .
Benoît Rottier

Auteur: Rottier Benoît

Lettre pour Robert Ménard. Lettre 244.

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