Lettre pour Christophe Barbier
Lettre ouverte de Michel Verrot à Christophe Barbier
“Humanité ”
11 juin 2025,
Bonjour Christophe Barbier,
Bonjour,
J'ai 70 ans, je suis français originaire d'Ardèche par mon père et du Jura par ma mère, donc "français de souche" comme on dit aujourd'hui. Je suis né à Saigon, j'ai fui le génocide khmer rouge avec ma famille et puis j'ai fait ma carrière à l'expatriation. Je ne sais donc rien du confort intellectuel parisien, mais je sais ce qu'est un génocide, pardon, "une défense légitime " comme vous dites.
Aussi, lorsque je vous entends parler de la flotille de la liberté comme vous le faites, je ne peux m'empêcher de resentir de la honte pour vous.
Vous m'aviez fait rire avec votre préface, étonnante d'ignorance du sujet, au petit livre de Marie-Amélie Tech sur Notre-Dame.
Mais la, ce n'est plus drôle : Rien de bien dans le monde ne s'est jamais fait par la servilité et la compromission. Y a t-il parmi vos amis, colporteurs et colportrices de la parole viciée de quelques uns, un seul où une seule qui ouvre les yeux sur tous les autres qui constituent l'humanité ?
Je vous plains et j'espère que le jugement que vous aurez un jour de vous même vous laissera une chance.
Avec compassion,
Michel Verrot
Auteur: Michel Verrot
Lettre pour Christophe Barbier. Lettre 48.
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Bonjour Christophe Barbier,
Il y a 10 mois, par Michel VerrotVous n'avez donc vu qu'une joute entre P.Vannier et F.Bayrou dans ces cinq heures d'audition par la commission d'enquête sur Betharram ? N'avez-vous rien d'autre à dire que de chercher vainqueur et perdant, comme s'il s'agissait seulement d'une vulgaire énième dispute politicienne.
Ne vous souvenez vous pas de la hauteur que savaient prendre dans un autre temps les hommes de radio et de télévision lorsqu'il s'agissait de sujets de société si graves? Même lorsqu'ils étaient chroniqueurs engagés, il avaient une conscience vive de leurs responsabilités.
Ils recadraient alors les débats sur le fond, exactement le contraire de ce que vous avez tenté de faire, dans un moment où, paradoxalement, deux personnages politiques de bords opposés avaient un comportement digne. L'une surtout. Ce qui est assez rare pour le noter, ce que vous auriez pu ou dû faire, par respect pour les victimes et l'importance du sujet. Où vous abstenir pour ne pas risquer le ridicule du mal à propos.
Reprenez vous ! Le sujet l'exige et ces deux rapporteurs ont fait un travail remarquable de responsabilité et de sincérité, chacun avec son identité politique propre, que vous ne pouvez pas réduire par la vacuité d'une posture partisane. Il y a un temps pour tout. Et le temps est à la décence en ces circonstances, Monsieur Barbier.
Michel Verrot