Arnaud Montebourg

Lettre ouverte de Bertrand Delacroix à Arnaud Montebourg
“Relocalisation et théorie de la valeur sociale”

mardi 15 septembre 2020,

Bonjour Arnaud Montebourg,


Bonjour monsieur,

Suite à l’article, paru dans l’hebdomadaire Marianne cette semaine, et exposant votre point de vue sur les délocalisations, et l’aide aux entreprises, je souhaite vous soumettre les idées ci-dessous qui me paraissent de nature à asseoir les fondements d’une recherche de politique utile.
L’environnement est un patrimoine social passif puisqu’il favorise l’existence de l’activité du groupe. Sa protection est une action (donc une relation sociale ) qui produit une valeur sociale et qui contribue au produit intérieur brut social.
La délocalisation est une disparition de travail productif pour le groupe. C’est donc une perte de valeur sociale. L’objectif de la relocalisation,( outre qu’il peut défendre la sécurité de l’approvisionnement), vise à reconstituer une valeur sociale disparue (le travail productif qui est un catalyseur de la valeur sociale qu’est la relation dans l’action des individus). La relocalisation crée donc , en vue de l’amélioration du PIB social, une légitimité de la défense de l’outil productif.
Qu’une mesure de détaxation porte sur la réduction de la TVA économique ou sur celle de l’impôt sur les sociétés, le choix dépend d’une étude et d’une option politique. Dans tous les cas si elle aboutit à l’objectif de relocalisation, elle est donc légitime. Un système cohérent est celui d’un mécanisme clair de taxation algébrique autorisant soit une retaxation soit une détaxation selon la valeur sociale retranchée ou ajoutée par l’entreprise. Le coût économique de la détaxation doit être considéré comme un investissement social, dont le groupe attend un bienfait à terme.
La théorie de la valeur sociale qui est fondée sur l’intensité, (le produit de la quantité par la qualité) des relations sociales , permet de prendre en compte la dualité des mécanismes sociaux et économiques pour définir une politique accordant la priorité au social, d’autant plus dans les périodes de durcissement de l’économie. Cette théorie de la valeur sociale prend en compte les facteurs de valeur macro sociale par symétrie aux facteurs de valeur macro économique : Produit intérieur brut, Croissance, chômage, investissement , inflation… . Ma théorie des interférences montre que quand plusieurs disciplines (tels que la macro économie et la macro sociologie) sont observées d’un même point de vue (ici le concept de valeur), les facteurs de structure observés dans l’une sont applicables à l’autre, (même si l’on n’en a pas encore pris l’habitude).

Cette théorie conforte donc les aspirations écologistes de défense du patrimoine naturel (valeur sociale passive), et elle conforte aussi les aspirations socio économiques à la relocalisation des outils productifs (valeur sociale active) . Elle permet de constituer un fondement cohérent et stable des aspirations sociales et donc politiques. La relocalisation me semble un vrai thème pour la défense de l’avenir.
C’est la raison pour laquelle je vous soumets ces idées que j’ai exprimées dans deux essais. Je souhaite vivement que la pensée évolue en se désintéressant de la haine polémique du passé et en se tournant vers l’avenir. Il me semble avoir perçu que vous souhaitez un réalisme économique et ce qui ressort de vos propos me semble aller dans le bon sens.
Je précise ici que je ne fais partie d’aucun groupe politique, journalistique ou religieux, ma démarche n’est pas celle d’un militant, mais celle de la recherche de l’objectivité dans des disciplines qui m’intéressent.

Si mes idées vous intéressent, vous pouvez me contacter selon les coordonnées que je laisse ci jointes

Auteur: Bertrand Delacroix

Lettre pour Arnaud Montebourg. Lettre 332.

Aucun commentaire sur cette lettre à Arnaud Montebourg


HTML autorisé: <b> <i> <a> :-) ;-) :-( :-| :-o :-S 8-) :-x :-/ :-p XD :D



Célébrités > A > Arnaud Montebourg > Lettre 332 > écrire