Lettre pour Élise Lucet
Lettre ouverte de Anne Barousse à Élise Lucet
“Isolation à 1 euros , A qui profite le crime? ”
19 juin 2019,
Bonjour Élise Lucet,
Voici ce que les suisses disent du polystyrène. En France l'état ne rembourse que les matériaux polluants. Conclusion : on demande aux grands pollueurs de rembourser les amendes en isolants les français... avec des matériaux encore plus polluants voir carrément dangereux, tout le monde le sait et c'est un véritable scandale! lorsque que l'on refuse le polystyrène on a n'a pas droit à l'isolation gratuite.
Le polystyrène est une véritable bombe à retardement
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Très utilisé comme matériau isolant dans le secteur du bâtiment, le polystyrène contient une molécule polluante, le HBCD, qui vient d’être interdite au niveau international.
Connaissez-vous le HBCD?
L’hexabromocyclododécane, de son petit nom, est un retardateur de flamme largement présent dans l’isolation des bâtiments, certains textiles et appareils électroménagers. Cette molécule fait aujourd’hui parler d’elle car, lors de la dernière Conférence des parties de la Convention de Stockholm, qui regroupe plus de 150 pays, dont la Suisse, le HBCD a rejoint la liste des vingt pires polluants de la planète, où figure déjà le tristement célèbre PCB.
La décision de la Convention de Stockholm, dont les travaux visent à protéger la santé humaine des polluants organiques persistants, entrera en vigueur en novembre. Ce qui implique que les pays signataires devront mettre en œuvre son interdiction de production et de commercialisation. «Cette molécule de synthèse est jugée dangereuse, car elle se dégrade difficilement et s’accumule dans les tissus vivants.
C’est un perturbateur endocrinien toxique pour les organismes aquatiques, les animaux et l’homme.
Malheureusement, le HBCD est aujourd’hui partout: on en trouve dans l’eau et les sols, en mer et jusque dans les régions polaires, mais il y en a surtout de grandes quantités dans nos murs, car ce produit ignifuge entre principalement dans la composition des panneaux isolants en polystyrène», avertit Philippe Favreau, chimiste du Service de toxicologie de l’environnement bâti (STEB), à Genève.
Parc immobilier pollué
Passée inaperçue auprès du grand public et de nombreux professionnels, la nouvelle est inquiétante quand on sait que, depuis les années 1980, les isolants en polystyrène se sont en effet largement répandus dans le parc immobilier suisse.
Il suffit de se promener aux abords des chantiers, en ville comme à la campagne, pour constater que ce matériau performant occupe une énorme part du marché des isolants et qu’il s’envole facilement dans la nature! «Nous avons analysé au printemps 2013 près d’une centaine d’échantillons issus de chantiers genevois, et tous contenaient en moyenne 1% en poids de HBCD.
C’est en effet l’adjuvant principal utilisé dans le polystyrène pour garantir les normes de résistance au feu», souligne Philippe Favreau. Un rapide calcul permet d’estimer à quelques kilos la part de ce polluant dans l’isolation périphérique en polystyrène d’une petite villa. Les chiffres prennent l’ascenseur si l’on considère l’ensemble du parc immobilier. Selon les prescriptions du règlement européen REACH, organe qui enregistre, évalue et autorise les produits chimiques au sein de l’Union européenne, les fabricants d’isolants en polystyrène ont jusqu’en août 2015 pour se conformer à l’interdiction du HBCD.
Quels sont les risques?
Question santé publique, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle entre le HBCD et l’amiante, et de s’inquiéter pour les habitants et les artisans qui ont manipulé ou travaillent encore avec des isolants en polystyrène. Les fabricants se veulent rassurants: «Des recherches et analyses ont prouvé que le HBCD ne s’évapore pas ni ne s’écoule. Lors de la manipulation du polystyrène expansé, aucun vêtement ou masque de protection n’est nécessaire. Il n’y a aucun risque ni pour l’homme ni pour l’environnement lors des phases de fabrication et de mise en œuvre», peut-on lire dans le communiqué officiel de l’Association PSE Suisse.
Philippe Favreau n’est pas aussi catégorique: «Le HBCD n’est pas lié chimiquement au polystyrène et peut par conséquent s’échapper du matériau au moment de la pose lorsqu’on le coupe et le ponce, voire quand on le touche. Il peut se retrouver dans les poussières que l’on respire et se propage dans la nature.
Tant que le polystyrène est emprisonné dans les murs, il ne pose pas de problème majeur de santé pour les habitants des immeubles concernés. Par contre, il faudra prendre des précautions lors des futurs travaux de démolition ou de rénovation.»
Les experts s’attellent déjà à l’élaboration de documents pour la manipulation de ces isolants et sont à la recherche de solutions pour leur élimination, sachant qu’il sera dorénavant strictement interdit de les recycler.
Aino Adriaens
Il existe des solutions plus naturelles et respectueuses de la santé
Il existe aujourd’hui une large palette d’isolants minéraux et végétaux exempts de polluants chimiques. Selon les cas, on pourra opter pour
des panneaux en fibre de bois compressée (Steico et isonat),
les panneaux de chanvre (Biofib),
des plaques de liège (Isoliège),
du béton de chanvre
ou des enduits isolants
Diasen Diathonite,
Isol’Argilus),
la laine de chanvre(Biofib),
la ouate de cellulose (Thermofloc), etc. »
Auteur: Anne Barousse
Lettre pour Élise Lucet. Lettre 3646.
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Ce n'est pas gentil de voler les textes des autres... et illégal. Mais on peut au moins les citer comme source : http://www.meige.ch/images/stories/articles%20de%20presse/20130227_TN_polystyrene_bombe_a_retardement.pdf
Il y a 6 ans, par DamienDemander leur permission serait mieux.
Je pense que vous avez mal lu en effet au debut de l'article j'ai precisé la source.
Il y a 6 ans, par Zaza