Philippe Torreton

Lettre ouverte de Jean-Marie Gardien à Philippe Torreton
“Coïncidence extrême”

lundi 22 octobre 2018,

Bonjour Philippe Torreton,
Montréal, 21 octobre 2018

Cher Monsieur,
Je vous écris pour vous signaler une très étonnante coïncidence !
Mon père s’appelait Jacques. Il avait un frère aîné.
Mon père a fait l’Indochine, notamment.
Je lui ai récemment consacré un ouvrage.
Pour être exact, mon paternel s’est éteint le 21 octobre 2013 (autre hasard : 5 ans aujourd’hui !), me léguant quelque 600 pages autobiographiques manuscrites que j’ai lues, triées, corrigées, résumées et éditées en mémoire posthume. Je ne me prétends pas auteur mais l’exercice m’aura permis en outre de découvrir ce monde fascinant de l’édition et bien entendu, de lever le voile sur l’homme que fut mon père, ses secrets, ses aventures, et de l’aimer davantage.
J’étais au volant de ma voiture, ce samedi 20 octobre ; ma conjointe et moi écoutions René Homier-Roy, à Radio-Canada, animer son émission Culture Club. On y présente votre roman, Jacques à la guerre. Mon intérêt grandit. Plus on en parle, plus il y a de similitudes avec l’histoire de mon père. Nous avons, vous et moi, quelque chose en commun, indéniablement.
Ça ne pouvait en rester là. Je devais vous écrire ! Mon livre, imprimé en cent exemplaires, a été humblement distribué à des amis et à la famille. J’aimerais que vous me fassiez l’honneur de le parcourir, et de commenter. J'aimerais donc vous le faire parvenir sous forme électronique car les frais postaux, du Canada vers la France, sont assez exorbitants, en tout cas plus que la valeur du livre. Et surtout que je n’ai pas votre adresse personnelle. Où devrais-je l'adresser ?
Je vous envoie cette lettre en laissant place au destin. Qui sait ce qu’il me réserve ? Recevrez-vous seulement cet envoi ? Me lirez-vous jusqu’au bout ? Comment y réagirez-vous ? Autant de questions dont j’attendrai impatiemment les réponses. Et dont je vous remercie à l’avance, le cas échéant.
Cher Monsieur, sachez aussi que nos pères ne sont pas les seuls à avoir des points en commun; j’œuvre, tout comme vous, depuis plus de 30 ans, dans le domaine des arts vivants, dont les 20 dernières comme directeur technique à l’École de théâtre de Saint-Hyacinthe. Et j’ai, pour ainsi dire, débuté ma carrière professionnelle en France, plus exactement au Théâtre du Peuple de Bussang.
Monsieur Torreton, je vous prie d’accepter mes plus cordiales salutations.
Au plaisir d’avoir de vos nouvelles,
Jean-Marie Gardien

Auteur: Jean-Marie Gardien

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