Élise Lucet

Lettre ouverte de Ael à Élise Lucet
“Lyme - Des vies gâchées -”

lundi 29 février 2016,

Bonjour Élise Lucet,

Je suis responsable de l'association France Lyme sur la partie Bretagne. Je suis atteinte d'une maladie très répandue mais dont on ne parle pas assez, la Maladie de Lyme. Je vous transmets mon témoignage ci dessous. Si vous avez 5 min pour le lire, et peut être faire un jour une émission sur nos vies détruites. Merci beaucoup, n'hésitez pas à me contacter si vous désirez plus d'information.


- Des vies gâchées -

Tout à commencer il y a 10 ans, quand je me suis fait piquer pour la première fois en forêt de Fontainebleau, A cette époque, je n’avais pas vu de tiques mais deux auréoles (érythèmes migrants) sur la poitrine. Je ne connaissais pas du tout la maladie et je suis donc allée dans une pharmacie pour demander conseille. Les pharmaciens me disent que ce sont des plaques de déshydratation et que ça allait partir, effectivement, deux semaines plus tard, il n’y avait plus rien. Par la suite, les problèmes de santé multiplent ont commencé comme une arythmie cardiaque avec extrasystole, des migraines atroces.
Je me fais piquer pour la deuxième fois en juin 2010 dans des bois morbihannais, près de Vannes. Le lendemain de cette balade, mon mari et moi, avions trouvé sur nous 4 tiques chacun. Comme nous ne connaissions pas du tout la maladie et les risques, nous les enlevons avec une pince à épiler. Quelques jours après, nous avons eu un léger pic de fièvre à 38,5°C, s’en est suivi pour moi, une névralgie intercostale 3 semaines après la piqure, je ne pouvais plus rien avaler pendant deux semaine et avait tellement du mal à respirer que mon médecin m’a envoyé faire une radio d’urgence en pensant à un décollement pulmonaire.
Depuis, les problèmes de santé n’arrêtent pas. Cela va de la tendinite et kyste du poignet, aux migraines quasi quotidienne, en passant par les paresthésie dorsale, la fatigue chronique, les pertes d’attention, de concentration, de mémoire à court terme et des dizaines d’autre symptôme.
En 2012, Alors que l’on venait d’emménager à Rennes, j’ai mis au monde ma merveilleuse première fille. Je ne savais pas encore que j’étais contaminée et que je l’avais certainement aussi contaminé.
6 mois après ça naissance, fin 2012, mon nouveau médecin traitant de Rennes à fait le rapprochement entre tous mes symptômes et la maladie de lyme et m’a fait commencer des analyses, des faux positifs pour ces fameux test français (qui ne doivent pas dépasser les 5% de la population pour rester dans les maladies rares). Et des test positifs en PCR pour plusieurs maladies transmisent par les tiques dont la Borrelia (maladie de lyme) et la Bartonella (maladie de la griffe du chat)
Et là, a commencé ma bataille pour me soigner dans une sphère médicale totalement ignorante et inapte à traiter la maladie. Quelques traitements antibiotiques me fit me sentir mieux pendant quelques semaines. Mais j’ai rapidement fait une saturation des antibiothérapies. En effet, ces dernières envenimaient mes migraines de façon a ce que je ne pouvais plus me lever de mon lit.

En vue d’un tel déni et d’ignorance sur cette maladie, j’ai commencé à me rapprocher des associations de malade. Après avoir suivi des conférences par des professeurs en infectiologie et médecins et trouvé tous documents que l’on pouvait trouver basé sur des sources scientifiques, je m’aperçois, que l’on a pas à faire à une simple petite maladie, mais à une pandémie mondiale dont les autorités font tout pour nous cacher la vérité pour de multiples raisons, nous sommes face à un véritable scandale sanitaire

En 2014, je suis tombée enceinte de mon deuxième enfant et à partir de là, c’était un vrai calvaire du côté médical et suivi de grossesse entre les avis divergeant des gynécos et pédiatres sur les antibiotiques. Le moment de l’accouchement et les trois premiers jours à la clinique étaient les pires, un gynéco me disait de faire un prélèvement sur le cordon ombilical pendant qu’un autre gynéco me disait qu’il n’y avait peu de chance que cela se transmette in utéro. Et pareil pour les pédiatres, mon bébé et moi ayant fait une poussée de fièvre après l’accouchement, un pédiatre trouvait extrêmement important de faire l’analyse d’infection pour lyme à mon bébé et celui du lendemain n’a pas voulut le faire. J’ai été tourmenté par tous ces avis différents. Heureusement, ma fille qui a maintenant 1 an va très bien pour le moment, je la trouve même en bien meilleur forme que ma première (peut être du à l’antibiothérapie que j’ai prie pendant ma grossesse)

Aujourd’hui, je me bats pour ma santé tous les jours et fais très attention à l’environnement de mes enfants pour qu’ils aient le meilleur système immunitaire possible.

Même en voyant mon état de santé se dégrader, je garde espoir.
J'espère que le gouvernement puisse laisser la recherche avancer et que l’on puisse un jour guérir
J'espère que la prévention soit, un jour, optimal pour que cette épidémie s'arrête

A 30 ans, on devrait accomplir ses projets, courir partout, s’occuper pleinement de ses enfants, être en forme pour réaliser ses rêves… Et non être dans un état de santé de quelqu’un de 60 ans.

Ael, Rennes

Auteur: Ael

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