Élise Lucet

Lettre ouverte de Une mère à Élise Lucet
“Mon enfant me revient”

mercredi 24 février 2016,


Bonjour Élise Lucet,

Oui à 37 ans mon fils revient à la maison au bord du suicide, un travail intense des journées de 5h à 21h chez LECLERC , ouverture aux livreurs, fermeture et prise en charge des caisses pour un poste de responsable à 1700 euros net 6 jours sur sept, heures supplémentaires jamais payées et menace sous entendue de trouver quelqu'un d'autre car il existe une main d’œuvre d'esclaves des temps dits modernes que ces patrons là sont prêts à exploiter, au bout de 4 ans pas de hausse de salaire et départ .

Sa compagne chez LECLERC aussi 45 kilos pour 1,78m, esclave chez LECLERC, le tout égale rupture du couple , difficultés financières , pas de vacance, le dimanche seul jour de repos pour profiter de leur fils , pas de cinéma juste de la survie , car travailler égale garde d'enfant , impôts , voiture et charges plus lourdes.

Quand je vois les journées de cumul et que son nouveau patron recommence avec samedi et dimanche de travail car ouverture du nouveau magasin soit 11 jours de travail sans repos, car il est responsable de rayon et que s'il veut se loger avoir un contrat en CDI il doit accepter ceci sans compensation de salaire, je suis révoltée et je me demande ce que l'état veut accorder de plus au MEDEF et qui contrôlera un jour ces pratiques inqualifiables dans un pays des droits de l'HOMME , ceux qui les subissent ne parlent pas faute d'être jetés comme de vulgaire éponge qui va dénoncer les pratiques de ses grandes surfaces qui va défendre le travail et le respect de celui qui le fait , je suis atterrée , désolée, peinée et je me dis que nous avons perdu la dignité.
Bien sur il existe votre émission, elle à le mérite de faire savoir mais au final rien ne change !!!d'être jetés comme de vulgaire éponge qui va dénoncer les pratiques de ses grandes surfaces qui va défendre le travail et le respect de celui qui le fait , je suis attérrée , désolée, peinée et je me dis que nous avons perdu la dignité.

Auteur: Une mère

Élise Lucet, 3145 lettres ouvertes, 98 visites

2 commentaires sur cette lettre à Élise Lucet
  1. Madame,

    Il existait un antidote et il avait pour nom ''CODE DU TRAVAIL''.( Les droits des hommes au travail)
    Je ne savais que l'on pouvait vivre et accepter de vivre ce que vous décrivez au temps où le CODE DU TRAVAIL était encore en service.
    Un gouvernement et des syndicats de patrons, mais pas seulement puisque la branche salariée du MEDEF, la CFDT , qui poursuit une politique d'accompagnement est associée à la réflexion de ceux qui ont déjà programmé sa disparition.
    Je souhaite vous dire bon courage.
    J'espère pour mes enfants et les vôtre que votre message ne devienne jamais la norme en FRANCE!
    Bien à vous

    Il y a 2 ans, par benOui
  2. J'aimerais bien gagner 1700€/mois... Jamais contents les français. Personne ne le force à faire des heures sup non payées. On ne peut pas virer quelqu'un parce qu'il refuse de travailler bénévolement. :-o Si un patron me demandait ça, il pourrait toujours courir.
    Quand j'étais salarié, je partais à l'heure inscrite sur mon contrat. Exceptionnellement je pouvais rester pour dépanner, mais je demandais à partir plus tôt le lendemain en échange.

    Il y a 2 ans, par David


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