Élise Lucet

Lettre ouverte de Marieanne Gabriel à Élise Lucet
“La toute puissance du BRGM, un frein à l'innovatio”

samedi 23 juin 2018,

Bonjour Élise Lucet,

Je me fais la porte-parole d’un chercheur expérimentaliste d’origine portugaise habitant en France. Fernando de Sa Silva est l’auteur d’une découverte scientifique qui est l’aboutissement de 35 années de recherche. Aucun cursus universitaire, aucune subvention, toutes les dépenses liées à ses recherches proviennent de ses activités professionnelles qu’il a exercées au Portugal, au Canada et en France.
Dire que sa découverte va bouleverser le monde de la géophysique peut paraître démesuré mais les faits sont là. Sa découverte, qu’il nomme la géophysique élémentaire porte sur un principe scientifique jusqu’alors inconnu qui permet la détection à distance des éléments du sous-sol que ce soit des métaux (or, argent, zinc, baryum, cuivre…) ou des hydrocarbures (gaz et pétrole). Une méthode de prospection innovante qui a déjà fait ses preuves au Canada.
En 2014 il obtient le brevet pour une machine de détection d’anomalies aurifères. Depuis, sa découverte ne cesse d’évoluer vers la détection de plus en plus d’éléments.
Cela fait deux ans que Fernando de Sa Silva fait un travail de communication auprès des pouvoirs publics et de diverses institutions départementales et régionales qui ont pour mission l’innovation, la recherche et le développement. De rendez-vous en démonstrations, l’information remonte jusqu’aux chercheurs des universités et du BRGM où les portes restent désespérément closes sans la moindre explication.
Alors, me direz-vous, comment se fait-il qu’une découverte de cette ampleur, ne suscite pas l’engouement ni des grands groupes, ni des scientifiques ni même des pouvoirs publics ?
La politique de dénigrement menée par le cénacle scientifique, BRGM en tête, est ravageuse. En effet, une sommité scientifique a-t-elle besoin de se justifier quand elle accuse un inconnu sans références universitaires de fanfaron ? bien sûr que non ! Et qui mettra en doute cette parole ? Nos élus, sans formation scientifique, font aveuglément confiance à ceux qui sont censés détenir un savoir.
Mais pourquoi les chercheurs du CNRS et les dirigeants du BRGM ne cherchent-ils pas à vérifier ce principe scientifique ? C’est tout ce que demande Monsieur de Sa Silva. Voir, constater pour accepter. L’imposture serait vite révélée si tel devait être le cas.
Le mépris avec lequel les chercheurs accueillent cette découverte est un réflexe d’orgueil pavlovien bien loin d’une attitude scientifique rigoureuse qu’on est en droit d’attendre.

Tout porte à croire que le BRGM exerce un lobbying puissant pour écarter toute innovation qui mettrait en cause leurs intérêts privés au détriment de l’intérêt d’Etat. Il en va de même pour tout ce qui concerne la recherche subventionnée.

Et que dire de l’alliance Variscan mines et du BRGM ?
Variscan mines est une filiale d’un groupe australien Variscan limited créée par deux anciens cadres du BRGM avec des capitaux australiens. Le groupe australien dispose quant à lui de capitaux singapouriens.
Des permis miniers exclusifs d’une durée de cinq ans et 682000€ de CIR (Crédit d’impôt recherche) de l’Etat français ont été accordés à Variscan mines pour relancer l’activité minière en France. En réalité que se passe t-il ? Ce sont des données géologiques françaises qui fuitent vers l’Australie grâce au BRGM.
Tous les projets miniers de Variscan mines France sont enterrés depuis juin 2017 et la société a été rachetée en mai 2018 par Appolo Minerals Limited, une autre société australienne. Celle-ci ne poursuivra que le projet Couflens en France (mine de tungstène). Et qui trouve-t-on en tant que porteur du projet ? Michel Bonnemaison, l’ex directeur de Variscan mines France et ex cadre du BRGm et… président fondateur de Ariège Tungstène, une société qui représente d’Apollo Minerals Limited en France.
Selon ses propos Il faudra «au moins deux ans d'échantillonnage pour vérifier le volume de tungstène, ainsi que d'or et de cuivre, présent dans les galeries de Salau. Et quant à la présence d’amiante dans la mine Michel Bonnemaison estime que le vrai problème est le traitement de la roche.
Michel Bonnemaison a créé Mines du Salat (détenue à 80 % par Apollo Minerals et 20 % par Variscan Mines), cette dernière étant la société qui, si les recherches sont concluantes, sera chargée d'exploiter la mine. 50 000 tonnes de tungstène estimé par Michel Bonnemaison. Une estimation que seuls les forages pourront confirmer…en partie.

La découverte de Fernando de Sa Silva permettrait en moins de 3 mois de détecter précisément l’or, le cuivre et le tungstène ainsi que la présence ou non d’amiante tout en préservant l’environnement.

Mais aussi révolutionnaire que soit cette découverte, elle n’a aucune chance de voir le jour, du moins en France et dans tous les milieux où gravite de près ou de loin le BRGM.

Je rappelle que tous les projets miniers en France portaient sur la réouverture d’anciennes mines. Le BRGM n’est pas en mesure de connaître toute la richesse du sous-sol français et reste incapable d’en faire un inventaire précis.

En France
Des millions d’euros sont consacrés à la recherche n’exigeant des chercheurs qu’une publication annuelle dans une revue spécialisée. On ne compte plus le nombre d’instituts destinés à la recherche et à l’innovation, et des nouveaux pôles sont régulièrement crées. Une confusion dont on a bien du mal à discerner les missions.

Un autre problème de santé publique commence à voir le jour. Il est le résultat des bombes enterrées de la première guerre mondiale. L’arsenic, le plomb, le mercure et d’autres métaux lourds s’échappent de ces armes de guerre et polluent nos sols et nos rivières. Un scandale que révèle l’excellent film de Pierre Belet Spécial investigation – un scandale enterré.
Fernando de Sa Silva a signalé une cache de guerre à Sarreguemines en périphérie de la zone industrielle. Tout un arsenal enterré à 3m sous terre détecté grâce à sa méthode de géophysique élémentaire. Une cartographie a été réalisée révélant la présence de souterrains menant aux bombes. La mairie et la Préfecture ont été alertées, personne ne semble s’en inquiéter, pire personne n’a même demandé à en savoir davantage.

Certaines entreprises, Cemex France, Holcim et Impact concept en Suisse commencent à s’intéresser à ce nouveau moyen de détection après l’avoir testé. Le chemin jusqu’à la reconnaissance scientifique est semé d’embûches, de mauvaise foi et de protectionnisme au détriment d’un intérêt général pourtant évident. Cette nouvelle science est une chance pour tous. Il ne faudrait pas passer à côté.

Nous vous serions infiniment reconnaissants de porter un intérêt à cette découverte.

Marieanne Gabriel pour Fernando de Sa Silva

Auteur: Marieanne Gabriel

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