Élise Lucet

Lettre ouverte de Valérie à Élise Lucet
“Agression dans les maisons de retraites”

samedi 13 janvier 2018,

Bonjour Élise Lucet,
J’ai placé ma mère 82 ans atteinte de la maladie alhzeimer en maison de retraite médicalisée Epadh de 82 résidents, dans un cadre agréable,en unité alhzeimer,
petite unité de 12 résidents, dont 4 en fauteuils roulants.
Elle a été victime d’une chute d’après la transmission de AS intérim chargée de sa surveillance :
le 14/12/17, 12h30 Mme déambule rentre dans la chambre de Mr G on
l‘entend hurler de dégager puis un grand boum.
Actions :
allait voir , Mme L. au sol dans la chambre de Mr G contre la porte, une grosse bosse à la tête se plaint du bras droit et jambe droite.
Je reçois un message vocal de la part de l’infirmière qui me dit de ne pas m'inquiéter rien de grave.
Ma sœur parallèlement prévenue arrive sur les lieux en voyant ma mère dans cet état demande à celle ci de faire le 15. une ambulance l’emmène au service d’urgence de Valence à 14 h,
elle attendra 19h dans des souffrances insoutenables un scanner qui révélera un traumatisme crânien et cervical, fractures C1 C2 ITT de 120 jours.
Un infirmier des urgences au vue de l’énorme hématome la défigurant, et des fractures cervicales nous dit que cela a dû être violent.
Elle ressortira de l’hopital le 21 pour retourner dans sa maison de retraite dans une autre chambre avec pour seul traitement doliprane 500 et nefopam que l’infirmière en question lui donnée mélangé à un yaourt, ma mère recrachait, car immobilisée dans une minerve coque, elle ne pouvait déglutir,
le 28 a 3 h du matin, heureusement que nous étions à son chevet, elle souffrait tellement que nous avons dû appeler le médecin samu qui a préconisé une injection de tranxéne, nous avons appelé la directrice qui a fait l’injection,
elle est décédée le 29/12 à 18h dans des souffrances insupportables avec l’aide des soins palliatifs mobile, des suites de ses blessures.

Nous pourrons parler de plusieurs manquements de la maison de retraite :

manque de personnel qualifié pour la surveillance des résidents,
mauvaise appréciation de l‘infirmiére qui n’avait aucunement l’intention d’appeler les secours jugeant son état pas inquiétant, alors qu’elle avait une bosse grosse comme une orange l’oeil fermé et le visage tout bleu, elle la recouchait dans son lit.
La nuit deux personnes tournent toutes les 2 heures dans l’ensemble de l’Ephad qui compte 82 résidents, beaucoup de jeunes étudiant pour la plupart.

Un vocabulaire minimisant les faits. Une chute.

Alors qu’il était question d’une agression.
La personne Mr G qui aurait bousculé, pour ma part agréssé ma mère,
avait intégré l‘unité depuis 1 mois, mes sœurs et moi même venions chaque jour visiter notre mère, nous avions trouvé Mr G peu social par rapport aux autres résidents et nous sentions une agressivité latente, il s’isolait souvent et regardait les personnes bizarrement, nous pouvions penser qu’un jour ou l'autre, il pouvait extérioriser une certaine agressivité et d’après le personnel il était assez agité ce 14 décembre il avait enlevé ses vêtements.

Cette situation aurait pu être évalué et prévisible et pour le coup certainement évité, pour un personnel avisé.
le Jour de l’agression aucun témoin pourtant l’unité est très petite et d’un seul coup d’oeil,
nous pouvons voir l’ensemble des résidents.
A plusieurs reprises, nous avons pu constater une personne alors qu’il fallait 2 personnes, voir absentes, car en soins ou en pause.
J’ai eu la délicatesse d’aviser la directrice
d’un dépôt de plainte contre x, sa réponse :
imaginez la réaction de sa pauvre épouse (pourtant aucun témoin)

Cela veut dire que Madame la directrice décharge toute la responsabilité sur cette personne malade sans mettre en cause l’enchainement des manquements du personnel de l’Epahd qui doit selon la chartre de l’établissement protection aux résidents..

Puis le lendemain lors d’une visite à ma mère Madame la Directrice me réplique :

Sans compter le travail administratrif qu’entraine une enquête.

Quand j’ai été porter plainte à la gendarmerie.

L’adjudant n’a pas voulu entendre le message de l’infirmiere, ni prendre les photos, montrant l’etat dans lequel se trouvait ma mère.

Madame Lucet,

Cet établissement a un coup de 3000 euros mensuel en ce qui concernait l‘hebergement de ma mère,
pour qu’au final, elle est été massacrée.

Et de surcroît un dépôt de plainte bafoué par un adjudant qui n’a pas voulu prendre des éléments essentiels à l’enquête.

Quand je suis allée organiser les obsèques de ma mère, la responsable des pompes funèbres a été très choquée car quelques semaines auparavant elle avait eu à s’occuper des obsèques d’une dame assassinée à coups de stylo par son voisin de chambre dans une maison de retraite dromoise.

Cette situation est insupportable, combien de cas dans combien d’établissements ?
Pompe à frique, mouroir .
Le sujet est large, et je pense que l’on nous doit des explications dans le pays des droits de l’homme ou nos vieux crèvent lentement dans des conditions que personnes ne peuvent imaginer tant qu’elles ne sont pas confrontées à une telle situation.

Je reste à votre disposition pour toutes informations, photos, documents, enregistrement message.
et reste dans l’attente de votre avis

Vous remerciant par avance, d’étudier mon dossier.

Salutations

Valérie

Auteur: Valérie

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