Élise Lucet

Lettre ouverte de L.INGHILTERRA à Élise Lucet
“Quand le travail vous tue ...casino barriere nice”

mardi 21 novembre 2017,

Bonjour Élise Lucet,

Je suis déléguée syndicale CFTC et syndicat majoritaire (Comment Faire Taire les Cons, c'est beaucoup mieux que Confédération....) secrétaire du comité d'entreprise, représentante syndicale du CHSCT et membre du comité de Groupe Barrière, cela fait plus de 12 ans que je me bats contre l'injustice qui devient monnaie courante. Nous ne sommes plus que des numéros, et il ne faut surtout pas attendre de reconnaissance où une promotion.

A mon arrivée en 2001 on était 300 salariés, à ce jour, nous ne sommes plus que 145 salariés.

Lors de l'attentat du 14 juillet, j'étais à mon poste. Ce fut une nuit de hurlements, d'hystérie collective, des vagues humaines de gens sont rentrés dans le casino, et nous les salariés, nous avons dû continuer de travailler comme si de rien n'était, et le directeur qui est un pervers narcissique en puissance a eu l'impudeur de ré ouvrir à 9h les portes du casino le 15 juillet, quelques heures après l'horreur, alors que tous les commerces de la promenade était évidemment fermés. Même le casino Partouche à 200 mètres à fermé le 15/07.

Pour vous donner un ordre d'idée sur les salaires, je prends mon cas personnel : Mon salaire avec une ancienneté de 16 ans (embauchée en mai 2001) en tant que changeuse traiteuse de monnaie à la caisse des machines à sous est de 1600€ bruts. Je travaille uniquement de nuit de 20h30 à 4h20 (sans aucune contrepartie), les weekends et jours fériés. On travaille en roulement de 4 jours de travail et 2 repos. Nous avons nos plannings au mois, ce qui est très difficile de prévoir des sorties, ce qui provoque une mise à l'écart de la vie sociale et divorces pour la plupart.

Depuis juillet 2012 où M.Zizzo est devenu directeur responsable, il y règne le harcèlement, menaces et licenciements.

J'ai réussi, après beaucoup d'énergie et de temps, avec l'aide de l'inspection et du médecin du travail, à faire diligenter une enquête des Risques psychosociaux, mais les salariés sont tellement terrifiés, qu'ils n'osent même pas répondre au questionnaire, pourtant anonyme ! Je peux vous koindre copie du procès-verbal du CHSCT du 9 juin dernier, où vous pourrez constater que le dialogue social est complètement inexistant mais le déni de ce directeur sur la terreur qu'il y fait régner est consternante.

Les salaires sont tellement bas, qu'il utilise les pourboires du service machines à sous pour le distribuer à d'autres services comme la sécurité, l'accueil, l'entretien, les travaux, et la VDI (vérification des identités), alors que l'Urssaf a fait un rappel à la loi rappelant à ce directeur qu'il devait centraliser et déclarer les pourboires, où soit les pourboire devaient être individuels et déclarés par l'employé. Les assistants clientèles et certains de la caisse machines à sous ont courbé l'échine devant toutes les menaces. Nous étions nombreux au départ à lui tenir tête, nous ne sommes plus que 6 : Michelle a démissionné (6 ans d'ancienneté), Yolande (plus de 20 ans d'ancienneté) a demandé à la médecine du travail à être reconnue inapte à son poste, car elle ne supportait plus la situation et a du se mettre sous antidépresseurs, Lauriane a fait une rupture conventionnelle (6 ans d'ancienneté), et Olivier qui est un des plus anciens cela faisait 27 ans qu'il était salarié au casino a été licencié avec la "complicité" d'une fausse attestation d'un employé ayant de gros problèmes de boissons, et tous les autres ont cédés aux menaces de licenciement.

A savoir que le Groupe BARRIERE est hors la loi sur 3 de ses casinos : Lille, Toulouse et Blotzheim. Ces casinos ont centralisés les pourboires, et au lieu de reverser 100% des pourboires reçus par les employés en contact direct avec la clientèle, ils ne reversent que 70% et gardent le reste pour payer les charges patronales, ce qui est complètement ILLEGAL !

J'ai envoyé un courrier RAR à Monsieur Desseigne et M. Zizzo et ils ne répondent en rien à tous les points soulevés !.

J'ai décidé de déposer une plainte au pénal pour harcèlement contre ce directeur, qui me diabolise aux yeux de mes collègues, et essaye par tous les moyens de me mettre le genou à terre. J'ai fait un burnout en décembre 2016, mais je suis revenue début février 2017 contre l'avis du médecin, car sinon je n'aurais moi aussi plus pu y revenir.

Il y a 2 ans, il a dénoncé l'accord de Réduction du Temps de travail des employés des jeux de tables, il a dénoncé unilatéralement également le maintien de salaire en cas de maladie. Aux N.A.O. de cette année, il nous a "proposé gentiment" un nouvel accord pour les hors-jeux alors que nous avons toujours en vigueur notre accord de 2001, où il l'on peut dire à la lecture, qu'il a du faire un stage chez Macron !! Tous nos petits avantages ont disparu........... Je ne signerais évidemment pas cet accord, même s'il m'a fait comprendre que c'était ça où il dénoncerait notre accord également.

Voilà, j'espère que vous entendrez notre appel au secours et la souffrance que nous subissons chaque jour.

Je me tiens évidemment à votre entière disposition, car il y en aurait encore beaucoup à dire.
L.INGHILTERRA

https://www.change.org/p/monsieur-desseigne-dominique-pr%C3%A9sident-du-groupe-barriere-quand-le-travail-vous-tue-casino-ruhl-nice-barriere-rien-ne-vas-plus

Auteur: L.INGHILTERRA

Élise Lucet, 2254 lettres ouvertes, 40 visites

Aucun commentaire sur cette lettre à Élise Lucet


HTML autorisé: <b> <i> <a> :-) ;-) :-( :-| :-o :-S 8-) :-x :-/ :-p XD :D



Célébrités > E > Élise Lucet > Lettre 2165 > écrire