Élise Lucet

Lettre ouverte de Sandrine à Élise Lucet
“Danger des benzodiazépines”

samedi 21 octobre 2017,

Bonjour Élise Lucet, je voudrais lancer une alerte sur l'utilisation des Benzodiazépines en France.

Alors que depuis des années la Haute Autorité de Santé et l'ANSM émettent des recommandations destinées aux médecins, certains les ignorent complètement au point de mettre en danger la santé des patients dont ils ont la charge.
Tous les articles disent pourtant de limiter dans le temps la prescription et les doses : pas plus de 28 jours dans les derniers rapports du site de la HAS, et attention particulièrement aux personnes de plus de 65 ans.
Ma mère se meurt à l'hôpital où elle est enfermée depuis maintenant 4 mois. Pas de diagnostic sur l'origine de ses angoisses irrépressibles mais des benzodiazépines prescrites en permanence (d'abord par le médecin traitant puis par les médecins gériatres de l'hôpital) sans effet positif. Au contraire.
Elle déambule, a des hallucinations et ne dort plus. Elle a 71 ans et a perdu 20 Kg depuis Avril 2017 (date de la prise régulière de ces médicaments : Alprazolam ou Séresta /Zopiclone..) ! Elle pèse à peine 48 Kg.
Quand elle est épuisée, le médecin augmente les doses de Séresta (70/j) pour l'assommer la nuit ; mais quand elle est prise de somnolence spontanée le jour, il les diminue brutalement (20/j), mais comme elle devient alors agressive...il finit par les réaugmenter....( syndrome de sevrage ?)... Cercle vicieux...
Les anglo-saxons :le Pr Ashton ont mis au point des protocoles très longs pour se débarrasser de la dépendance à ces médicaments dangereux mais nos médecins français les ignorent pour la plupart.. jusque dans les hôpitaux !
Quand on leur demande de lire les rapports de la HAS, ils nous méprisent en affirmant qu'il ne faut pas lire ce qui traîne sur Internet et que ce sont eux les cliniciens de terrain...
La France est le 1er ou le 2ème pays plus gros consommateur de BZD, les médecins prescrivent ces molécules, comme ils prescriraient du doliprane, souvent pendant des années, sans surveiller les changements de comportement de leur patients.
Une étude de 2012 de l'ANSM affirme que ces traitements à long terme augmentent clairement (ce n'est pas une hypothèse!!) le risque de maladie d'Alzheimer de 50 à 60 % ! C'est dramatique, et c'est un problème majeur de santé publique.
Il ne faudra plus s'interroger sur l'augmentation des cas de démences en France.
Parfois des émissions (magazine de la santé sur France5) tentent d'alerter ou bien des médecins isolés qui publient des livres sur le sommeil (car les BZD sont utilisées très souvent comme somnifères), mais sur le terrain, les mauvaises habitudes et la méconnaissance des plus nombreux continuent, au détriment de leur mission de soin...
La HAS et l'ANSM doivent savoir que leurs messages ne passent pas auprès des soignants.

Merci donc, Madame Elise Lucet, avec vos équipes d'Envoyé Spécial, de bien vouloir enquêter sur ce sujet et de le diffuser à une heure de grande écoute pour qu'il n'y ait plus de "Mésusage des benzodiazépines par les professionnels de Santé".
L'action contre la nouvelle formule du Lévothyrox a porté ses fruits. Je crois qu'il y a encore pire. Comme le dit le Professeur Ashton : C'est une bombe à retardement. A l'origine de nombreux drames dénoncés Outre-Atlantique...
Il faudrait un jour avoir accès aux dossiers des personnes "psychotiques" ou rendues malgré elles psychotiques, qui sont passées à l'acte, pour enfin ouvrir les yeux. Au mieux, on entend rapidement les médias annoncer que le pilote de la German wings était dépressif...par exemple...Quid des médicaments ?
On ne joue pas aux apprentis sorciers avec la chimie du cerveau.
Cordialement.

Auteur: Sandrine

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